La désespérance fait escale, lace l’espace navré de la page, arène où l’âpre astre d’encre échappe à la pesanteur, s’élance, rue dans l’apnée nocturne. Épée escarpée sur l’arête des draps, névé ardent, l’élève céleste accueille la denrée tombant des lèvres de Polaris et sécrète la route de suie, dépèce le désert.
© Eva Wollenberg
![Notebook with dissected pieces of Les Contemplations (Victor Hugo), pages of the Nelson édition, 1938[ÉCLAIRCIEL’océan resplendit,S’assoupit,a chaud,est couvé,plein d’un frissonde blanc cheval aurore.Un fol espritsourit avec l’aigle, fait ses sillons. Le firmament,muraille où vient battrele flot de l’être,gonflant ses vaguesde rayons.Le muet Infini.Une grande marée..APRÈS L’HIVERMa terre embauméed’où l’amour ruisselleallume l’astre et la fleur.Veux-tu, dans la solitude,Nous mettre à nous adorer ? [abriter l’oiseau dans nos âmes].Des soifs inassouviesil compte les nœuds.Ses fantômes derrière lui, il se dit :“Mourir c’est connaître l’issue.J’étais, je suis et je dois être.L’ombre est une échelle. Montons.”Un astre, va loin..Un vaste essor en nos prunelles d’or;le spectre dont la vue est basse.Nous brûlons les papillons,nous croyant éclairés.Le feu follet,être et essencedu ciel profond,captive dans l’ombrele ver luisant..Le tombeau ouvre le firmament,est le commencement, la nuit étoilée aux racines de mes cheveuxse souvenant de son humanité,l’extase au vol rayonnant, aux pieds d’or.La rondeur farouchede ses océans verts, atome obscur,l’inconsolable douleurde la fleur qu’illuminait ta douceur..Lumière sur le processus alchimique — ☉/♇/♄/♆table boisassiette blanchecouteau/fourchettelivre brûlé > Faustvêtement blancpomegranate
© Eva Wollenberg](http://24.media.tumblr.com/1afa67644de31ff8abca24c89f106762/tumblr_mlyxhgLhhM1ryqbp5o1_500.jpg)



![Pages of notebook © Eva Wollenberg “La matinée du bloc de glace à visage de femme-torche, dans le noyau d’une floraison. La peine intense fend le fond de ma tête, décuplée, décomposée en rayons par le prisme d’une fougère. Je tremble.Toi, lac, veux-tu devenir mon époux ? [NON + OUI] Salamandre autour de mon corps. 8° loin sous le soleil, un lit dans l’arbre-nuit, une lumière dorée d’Août. J’ai mal à mes rêves et les pieds gelés.Je voudrais plier les clous du réel comme une tige de poacée. Un âtre de calme et le bois qui rougeoie, gargouille, expire, devient toi. Et tu te mets à remplir tout l’espace, et tu deviens un gigantesque soleil.
[CATHARSIS DE L’AVEUGLE QUI VOIT À L’ENVERS - HIER/DEMAIN]”](http://24.media.tumblr.com/131e604671ff68b37ab77c53b2db65cb/tumblr_mfg671ERUS1ryqbp5o1_r1_500.jpg)




